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Referencias del artículo

PROVVIDENTE, Sebastián. Temas mediev. [online]. 2009, vol.17, pp. 103-138. ISSN 1850-2628.

    1 Sur ce lien, cf. le texte de Pierre D'AILLY, Erwiderung Allis auf die Ankagle der Mendikanten, en Heinrich FINKE (ed.), Acta Concilii Constanciensis (ACC), Münster, 1896-1928, III, pp. 48-50: " [ Links ]

    Pro responsione ad dictam cedulam dico primo: Quod querere, an errores contra fidem in hoc sacro concilio dampnandi debeant per summum pontificem dampnari sub hac forma: 'Nos, hoc sacro approbante concilio, dampnamus etc.' aut dampnari debeant sub ista forma: 'Sacrosanctum concilium dampnat etc.', non est questio inutilis aut supervacua nec ad materiam fidei, que tractatur, est impertinens. Patet, quia utraque forma in decretis generalium conciliorum reperitur. Nam sicut tunc fuit allegatum, secunda forma condempnandi habetur in multis locis libri conciliorum et eciam decreti et decretalium, ubi sic: 'Placuit sancto concilio' vel 'concilium deffinit' vel 'statuit sanctum concilium'. Papa etiam quandoque dicit: 'Sacra auctoritate concilii et consesu atque reliquorum fidelium et cunctorum consiliatorum nostrorum consultu diffinitum est'. Et multa habentur in multis constitucionibus synodalibus et maxime in iuribus novis. Secundo dico, quod theologi dicentes primam formam esse meliorem et conveneciorem quam secundam et theologie magis consonam vel conformem non inconvenienter aut improbabiliter loquuntur; nec per hoc reprobant sed approbant primam formam esse convenientem. Sed quod alia sit theologie conformior, patet, quia in actibus Apostolorum auctoritas diffiniendi atribuitur concilio et non Petro, ubi dicitur: 'Placuit nobis collectis in unum etc.'. Et beatus Gregorius XV. di. in c. Sicut, ubi dicit, se quator concilia sicut sancti evangelii quator libros venerari, subdit causam: quia universali consensu constituta sunt. Unde videtur sequi, quod auctoritas diffiniendi, maxime in materia fidei, pertinet ad concilium generale. Et idem dicunt aliqui, quando agitur de facto pape. Quod patet in conciliis Symaci, ubi dicunt episcopi: Decernimus et synodali auctoritate roboramus et synodalis ordinacio vigeat. Et in subscripcionibus episcoporum dicitur: hiis constitutis synodalibus a nobis probatis atque firmatis. Et multa alia huiusmodi". Cf. également Jean GERSON, De potestate ecclesiastica, en Oeuvres Complètes (éd. Palémon Glorieux), Tournai, 1960-73, VI, 234: " [ Links ]

    2 Sur ce point en particulier cf. Jürgen MIETHKE, "Die Prozesse in Konstanz gegen Jan Hus und Hieronynus von Prag-ein konflikt unter den Kirchenreformen?", dans Frantisˇek SMAHEL (ed.), Häresie und vorzeitige Reformation im Spätmittelalter, Munich, Schriften des Historischen Kollegs, Kolloquien 39, 1998, pp. 147-167. [ Links ]

    3 Cf. Lester KURTZ, "The Politics of Heresy", American Journal of Sociology, 88, 6 (1983). [ Links ]

    4 Jaroslav ERSIL, "Hussens Schriften", dans Ferdinand SEIBT (ed.), Jan Hus, zwischen Zeiten, VÖlkern, Konfessonen, Munich, VerÖffentlichungen des Collegium Carolinum 85, 1997, pp. 107-112. [ Links ]

    6 M ême si la décision du tribunal constitué par Wenceslas en 1413 peut être lue comme une victoire pour le camp de J. Hus, sa situation procédurale resta en fait inchangée. Ils ne purent d'aucune manière obtenir la protection qu'ils attendaient du roi, qui se montrait plus intéressé par la nécessité de libérer son royaume de la fama d'hérésie que de s'engager sérieusement dans le mouvement de réforme, cf. Václav NOVOTNY, M. Jana Husi korespondence a dokumenty, Prague, 1920, nº 63, pp. 169-171. [ Links ]

    Pour sa part, J. Hus commença à radicaliser de plus en plus ses positions, rendant impossible tout effort pacifique de solution du conflit. Dans ce contexte, son oeuvre se consacra surtout à polémiquer contre ses ennemis. À cette époque, il écrivit entre autres textes le Tractatus de Ecclesia dont seront extraits la plupart des articles condamnés pendant le Concile de Constance. Ce contexte polémique le mena également à développer sa doctrine de la Lex Deicomme critère absolu contre lequel le droit canonique devait se modérer. Ce dernier ne devait être respecté que dans la mesure où il serait en conformité avec la Lex Domini.Cette conception peut être clairement observée dans sa polémique écrite Contra Palecz où, entre autres, il soutenait que les décisions d'un juge devaient être fondées sur les Saintes Écritures. Cf. à cet égard Contra Palecz, dans Jaroslav ERSIL (ed.), Magistri Iohannis Hus Opera omnia (MIHO), t. XXII (Polemica), Prague, 1965, pp. 259-260: " [ Links ]

    7 James CHANDLER et al., Questions of evidence. Proof, practice and persuasion across the disciplines, Chicago et Londres, 1994; [ Links ]

    cf. le cadre théorique dans Marta MADERO, Las verdades de los hechos. Proceso, juez y testimonio en la Castilla del siglo XIII, Salamanca, Universidad de Salamanca, 2004. [ Links ]

    8 Robert MOORE, La formación de una sociedad represora. Poder y disidencia en la Europa occidental, 950- 1250, Barcelone, Crítica, 1989 et, [ Links ]

    du même auteur, "Heresy, represion, and social change in the age of Gregorian Reform", dans Scott L. WAUGH et Peter D. DIEHL (eds.), Exclusion, Persecution and Rebelion. Christendom and its Discontents, Cambdrige, Cambridge University Press, 1996, pp. 19-46. [ Links ]

    9 Massimo VALLERANI, La giustizia pubblica medievale, Bologne, Il Mulino, 2005; [ Links ]

    Mario ASCHERI, "Introducción", en Tribunali, giuristi e instituzioni. Dal Medioevo all' Età moderna, Bologne, Il Mulino, 1995 [édition revue de l'original de 1989] [ Links ]

    , pp. 7-22, et plus récemment, Mario ASCHERI, La città-Stato, Bologne, Il Mulino, 2006. [ Links ]

    Nous n'avons pas l'intention d'énumérer exhaustivement la bibliographie des deux auteurs. Nous mentionnons simplement leurs derniers travaux concernant la problématique de la relation entre justice et politique. Sur le sujet de la justice, cf. Diego QUAGLIONI, La giustizia nel Medioevo e nella prima età moderna, Bologne, Il Mulino, 2004. [ Links ]

    10 Jacques CHIFFOLEAU, "Dire l'indecible. Osservazioni sulla categoria del 'nefandum' dal XII al XV secolo", dans Jean-Claude MAIRE VIGUEUR et Agostino PARAVICINI BAGLIANI (eds.), La parola all'acusato, Palermo, Sallerio , 1991, pp. 42-73. [ Links ]

    12 KAMINSKY, op. cit., p. 2., notamment note 4. Cf. aussi Herbert GRUNDMANN, ReligiÖse Bewegungen im Mittelalter, Reinheim, Georg Olms Verlagsbuchhandlung Hildesheim, 1961, p. 7. [ Links ]

    Cf. MOORE, op. cit. Sur la posture de Alexander Patschovsky, cf. KAMINSKY, op. cit., p. 10, note 37, où il cite une étude non-publiée de l'auteur de 1992. Cf. également l'intervention de Raffaello Morghen dans la discussion de Marie Dominique CHENU, "Orthodoxie et hérésie. Le point de vue du théologien", dans Jacque LE GOFF (ed.), Hérésies et sociétés dans l'Europe pré-industrielle, Paris, 1968, p. 16. [ Links ]

    Cf. aussi Jeffrey Burton RUSSELL, Dissent and Reform in the Early Middle Ages, Berkley et Los Angeles, 1965, p. 3 et Malcom LAMBERT, [ Links ]

    Medieval Heresy: Popular Movements from the Gregorian Reform to the Reformation, Oxford, 1992, p. 11. [ Links ]

    15 Cf. ibid., p. 237. Cf. également le texte de la sentence de déposition de Benoît dans Giuseppe ALBERIGO et al. (eds.), Conciliorum Oecumenicorum Decreta (COD), Bâle, Herder, 1962, p. 413: " [ Links ]

    16 Paul DE VOOGHT, "Le 'simoniaca haeresis' selon les auteurs scolastiques", Ephemerides Theologicae Lovanienses, 30, 1 (1954), 64-80; [ Links ]

    Paul DE VOOGHT, "La 'simoniaca haeresis' de Saint Thomas à Jean Hus", dans Paul DE VOOGHT, Hussiana, Louvain, 1960, pp. 378-399; [ Links ]

    Jean LECLERCQ, "Simoniaca haeresis", Studi Gregoriani, 1 (1947), 523-530, pour le contexte du Schisme, cf. Simon de CRAMAUD, De substractione obediencie (éd. Howard Kaminsky), Cambridge, Cambridge University Press, 1984, p. 48. [ Links ]

    18 Sur la pertinacia concernant l'hérésie, cf. KAMINSKY, op. cit., p. 4. Cf., seulement en guise d'exemple, les textes suivants à ce sujet : Decretum, C. 24. q. c. 29 y Hostiensis, Lectura, c. Magnae, 7, X, III, 34 §. Et quidem, v. Tria. Cf. Barth. Brixiensis, c. Dixit Apostolus, c. 29, C. 24, q. 3 v. Casus: "... qui in errorem cadunt, nec volunt corrigi, sunt inter haereticos deputandi.". V. Pertinaci: "Licet ergo teneat aliquis ea, quae sunt contra fidem, dummodo paratus sit corrigi, non est habendus hereticus". C. Inter haeresim, 26, C. 24, q. 3 v. Et schisma: "Potest dici, quod haec sit differentia inter haeresim et schisma, quae est inter dispositionem et habitum. Primo enim dicitur schisma, sed cum post tempus pertinaciter adhaerit suae sectae, dicitur haeresis, vel aliter dicas, quod omnis haereticus sit schismaticus, sed non convertitur, et sic est illa differentia, quae est inter species et genus". Les textes sont cités par Ludwig BUISSON, Potestas und Caritas: Die Päpsliche Gewalt im Spätmittelalter, Cologne, 1958, p. 185. [ Links ]

    Le refus d'accepter la monitio canonica rendait la personne soupçonnée d'héresie un contumax. Selon la célébre Glossa de J. Teutonique, Dist. 40, c. 6 "contumacia dicitur heresis". Sur ce même sujet, cf. aussi la décrétale Ad abolendam, X. 5. 7. 9. Concernant le concept dans les décrétistes et les décrétalistes, cf. Helmut G. WALTHER, "Häresie und päpsliche Politik: Ketzerbegriff und Ketzergesetzgebung in der übergangsphase von der Dekretistik zur Dekretalistik", et Othmar HAGENENDER, "Der Häresiebegriff bei den Juristen des 12. und 13. Jahrhunderts ", dans Willem LOURDEAUX et Daniel VERHELST (eds.), The Concept of Heresy, Louvain, 1976, pp. 104-143 et 42-103. [ Links ]

    Il est intéressant de souligner que la notion de pertinacia devint un concept clé pendant le Schisme déclenché en 1378, dans la mesure où seuls le caractère notorium de l'hérésie papale et l'éventuel refus d'un pontifex d'accepter la monitio canonica ouvraient à l'accusation d'hérésie. De là découle que cette notion soit clé pour la plupart des théologiens et canonistes qui se sont occupés de cette problématique dans le contexte du Schisme. Cf. à cet égard l'Epistola concordiae de Conrad de Gelnhausen, en Franz BLIEMETZRIEDER, Literarische Polemik zu Beginn des großen abendländischen Schismas, Vienne-Leipzig, 1909, p. 120: "Heresis itaque duplex habet venenum, scilicet errorem in racione sive aspectu et est heresis inicium, et pertinaciam, qui est venenum in voluntate seu affectu et hoc est heresis complementum, ut notatur per Archi. (diaconum XXIV. q. III Heresis (c. 27, C. 24, q. 3), et accepit ex dictis Doctoris sancti (sc. Thomae)". Cf. aussi Howard KAMINSKY, Simon de Cramaud and the Great Schism, New Brunswick, 1983, index, s.v "Schism as formal heresy" [ Links ]

    . Jean Gerson luimême écrivit Considerationes xii de pertinacia, dans Oeuvres complètes, VI, pp. 165-167. [ Links ]

    Cf. aussi Raoul NAZ (ed.), Dictionnaire de Droit Canonique, Paris, Letouzey et Ané, 1957, s.v contumace, col. 506-541. [ Links ]

    Sur la pertinace, cf. Alexander PATSCHOSVKY, s.v. Häresie, in Lexikon des Mittelalters, Munich, 1989, vol. 4, coll. 1933-1937. [ Links ]

    19 Cf. le chapitre sur le Haec sancta. Sur les connexions temporelles, cf. Philip H. STUMP, The Reforms of the Council of Constance (1414-1418), Leiden, Brill, 1994, pp. 24-26: " [ Links ]

    20 Cf. Mario FOIS, "L'eclesiologia di emergenza stimulata dallo Scisma", dans Genèse et débuts du Grand Schisme d'Occident (1362-1394), Paris, CNRS, 1980, pp. 623-636. [ Links ]

    21 Cf. Brian TIERNEY, "The Idea of Representation in the Medieval Councils of the West", Concilium, 187 (1983), 25-30; [ Links ]

    Georges LAGARDE, "Les Théories représentatives du XIVème- XVème siècle et l' Église", dans Études présentés à la Commission Internationale pour l'histoire des Assemblées d'États, Rome, 1955, pp. 65-75; [ Links ]

    Hasso HOFMANN, Representanza- Representatione. Parola e concetto dall'antichità all'ottocento, Milan, Giuffrè, 2007 [l'édition originale en allemand du texte est préexistante, [ Links ]

    cf. Repraesentation. Studien zur Wort- und Begriffsgeschichte von der Antik bis ins 19 Jahrhundert, Berlin, 1974]; Albert ZIMMERMANN, Der Begriff der Repraesentation im Mittelalter: Stellvertretung, Symbol, Zeichen, Bild, Berlin, 1971; [ Links ]

    Francis OAKLEY, "Natural Law, the Corpus Mysticum and consent in Conciliar Thought", Speculum, 56 (1981), 786-810 ; [ Links ]

    Walter BRANDMüLLER, "Sacrosancta synodus universalem representans ecclesiam. Das Konzil als Repräsentation der Kirche", dans IDEM, Papst und Konzil im Großen Schisma (1378-1431). Studien und Quellen, Paderborn, 1990, pp. 157-170
    [ Links ]

    22 R. KOSELLECK, "Staat und Souveränität", Geschichte Grundbegriffe, 6 (1990), p. 154; [ Links ]

    Yves CONGAR, "Status ecclesiae ", Studia gratiana, 15 (1972), 3-31; [ Links ]

    Gaines POST, Studies in Medieval Legal Thought, Princeton, 1964, p. 379; [ Links ]

    Paul-Ludwig WEINACHT, Staat: Studien zur Bedeutungsgeschichte des Wortes von den Anfängen bis ins 19. Jahrhundert, Berlin, 1968; [ Links ]

    John H. HACKETT, "State of the Church: A Concept of the Medieval Canonists", The Jurist, 23 (1963), 259-290. [ Links ]

    23 Sur l 'influence du conciliairisme dans la pensée constitutionnelle ultérieure, cf. Francis OAKLEY, Council Over Pope? Towards a Provisional Ecclesiology, New York, 1969, pp. 96- 101; [ Links ]

    Francis OAKLEY, The Conciliarist Tradition. Constitutionalism in the Catholic Church 1300-1870, Oxford, Oxford University Press, 2003; [ Links ]

    Brian TIERNEY, Religion, law and the growth of constitucional though (1150-1650), Cambridge, Cambridge University Press, 1982; [ Links ]

    Anthony BLACK, Council and Commune. The Conciliar Mouvement and the fifteenth-century heritage, Londres, Burns and Oates, 1979, pp. 194-209. [ Links ]

    33 Brian TIERNEY, Foundations of Conciliar Theory. The Contribution of the Medieval Canonists from Gratian to the Great Schism [enlarged new edition], Leiden, Brill, 1998, pp. 62-77. [ Links ]

    34 Cf. Hermann SCHüSSLER, Der Primat der Heiligen Schrift als theologisches und kanonisches Problem im Spätmittelalter, Wiesbaden, 1977, pp. 153-158. [ Links ]

    Sur le problème de la réception en tant que critère théologique, cf. Werner KRäMER, Konsens und Rezeption: Verfassungsprinzipien der Kirche im Basler Konziliarismus, Münster, 1980; Yves CONGAR, "La 'réception' comme réalité ecclésiologique", dans Yves CONGAR, Église et Paupauté, Paris, Cerf, 2002 [première édition 1994], pp. 229-266. [ Links ]

    35 Au sujet de la distinction entre clavis scientiae et clavis potestatis, cf. Brian TIERNEY, The Origins of Papal Infallibility, 1150-1350, Leiden, Brill, 1988, pp. 39-45. [ Links ]

    Cette distinction apparaît dans le Decretum, Dist. 20, ante, c. 1: "Sed aliud est causis terminum imponere aliud scripturas sacras diligenter exponere. Negotiis diffiniendis non solum est necessaria scientia, sed etiam potestas. Unde Christus dicturus Petro: 'Quoodcumque ligabueris super terram, erit ligatum et in celis, etc.' prius dedit sibi claves regni celorum: in altera dans ei scientiam discernendi inter lepram et lepram, in altera dans sibi potestatem eiciendi aliquos ab ecclesia, vel recipiendi. Cum ergo quelibet negotia finem accipiant vel in absolutione innocentium, vel in condempnatione delinquentium, absolution vero vel condempnatio non scientiam tantum, sed etiam potestatem presidentium desiderant: aparet, quod divinarum scripturarum tractatores, etsi scientia Pontificibus premineant, tamen, quia dignitatis eorum apicem non sunt adepti, in sacrarum scripturarum expositionibus eis preponuntur, in causis vero diffiniendis secundum post eos locum merentur". Cf. Yves CONGAR, L'Église de Saint Augustin à l'époque moderne, Paris, Cerf, 2007 [première édition 1970], pp. 241-244. [ Links ]

    36 Cf. François ZABARELLA, Tractatus de schismate, dans Simon SCHARDIUS, De iurisdictione... Imperiali ac Potestate Ecclesiastica, Bâle, 1566, pp. 703 y 708-709; [ Links ]

    TIERNEY, Foundations of Conciliar Theory, pp. 199-214 et Walter ULLMANN, The Origins of the Great Schism, Connecticut, Archon Books, 1972, pp. 191-231; [ Links ]

    Jean GERSON, De ecclesiastica potestate, dans OEuvres complètes, VI, pp. 233-233: " [ Links ]

    Potestas ecclesiastica in sua plenitudine est in Ecclesia sicut in fine et sicut in regulante applicationem et usum hujusmodi pleditudinis ecclesiasticae potestatis per seipsam vel per generale concilium eam sufficientet et legitime repraesentans [...]. Hic fundatur ea multa quae per hoc sacrum concilium et constituta et practicata sunt, ut quod papa judicari potest et deponi per concilium, quod eidem in regulatione potestatis suae quoad usum subjicitur, et sibi potest dici: cur ita facis? Et ita de pluribus quae recollecta sunt in illo sermone: Prosperum iter". John B. MORRALL, Jean Gerson and the Great Schism, Manchester, Manchester University Press, 1960, pp. 100-107; [ Links ]

    Pierre D'AILLY, Tractatus de ecclesiastica potestate, dans Jean GERSON, Opera omnia, Anvers, 1706 , II, 951: " [ Links ]

    41 Sur les procès de déposition, cf. Harald ZIMMERMANN, "Die Absetzung der Päpste auf dem Konstanzer Konzil. Theorie und Praxis", dans August FRANZEN et Wolfgang MüLLER (eds.), Das Konzil von Konstanz. Beiträge zu seiner Geschichte und Theologie, Fribourg, Herder, 1964, pp. 113-137. [ Links ]

    43 Brian TIERNEY, "Hermeneutics and History. The Problem of the Haec santa", dans Thayron A. SANDQUIST et Frederick Maurice POWICKE (eds.), Essays in Medieval History presented to Bertie Willkinson, Toronto, 1969, pp. 354-370; [ Links ]

    Thomas E. MORRISEY, "The Decree Haec santa and Cardinal Zabarella", Annuarium historiae conciliorum, 10 (1978), 145-176. [ Links ]

    45 Sur le droit de r ésistance en tant que problème juridique, cf. Norberto BOBBIO, "La resistenza all' oppressione, oggi", dans IDEM, L'età dei diritti, Turin, Einaudi, 1990, pp. 157- 177. [ Links ]

    Cf. aussi le texte de Diego QUAGLIONI, "Le débat sur l'inscription du droit de résistance dans les constitutions européennes après la seconde guerre mondiale", dans Jean-Claude ZANCARINI et al., Le Droit de résistance. XIIe-XXe siècle, Paris, ENS, 1999, pp. 319-336. [ Links ]

    46 Sur la relation entre le cas exceptionnel et la norme générale, il est très intéressant de se reporter à l'étude de Yan THOMAS, "L'extrême et l'ordinaire. Remarques sur le cas médiéval de la communauté disparue", dans Jean Claud PASSERON et Jacques REVEL (eds.), Penser par cas, Enquête 4, Paris, EHESS, 2005, pp. 45-73. [ Links ]

    47 J. D. MANSI, Sacrorum conciliorum nova et amplissima collectio, Florence-Venise-Paris- Leipzig, 1759 [Reproductio typographica 1966], vol. XXVII, 610: " [ Links ]

    49 Cf. à cet égard, Olivier MARIN, L'archevêque, le maître et le dévot. Genèses du mouvement réformateur praguois (1360-1419), Paris, Honoré Champion, 2005 p. 411: " [ Links ]

    53 Cf. Jaroslav V. POLC, "Johannes Hus zu rehabilitieren? Eine quaestio disputata", Annuarium Historiae Conciliorum, 15 (1983), p. 317: " [ Links ]

    Andererseits genüngt es zur Aufklärung der Problematik von Hus nicht, wenn man sich nur auf die tscechische Umwelt beschränkt. Schon die Ausbreitung der Lehre von Johannes Hus in den benachbarten Ländern, aber vor allem die übertragung seines Prozesses an die rÖmische Kurie gaben dem Fall Hus einen internationalen Charakter". Cf. aussi Ferdinad SEIBT, Jan Hus. Das Konstanzer Gericht im Urteil der Geschichte, Vorstand des Instituts für Bayerische Geschichte an der Ludwig- Maximilians-Universität München, Vortrag gehalten an dem Mentorenabend der Carl Friedich von Siemens Stifung in München am 20. März, 1972, p. 6: " [ Links ]

    54 Cf. à ce propos, Relatio de Concilio Constantiensi, dans Václav NOVOTNY (ed.), Fontes Rerum Bohemicarum, Prague, 1932, VIII, p. 13: " [ Links ]

    55 Celle-ci a été la question traditionelle à laquelle ont essayé de répondre la plupart des chercheurs. Cf., entre autres, Walter BRANDMüLLER, Das Konzil von Konstanz (1414- 1418), Paderborn, 1991, p. 324 ("Orthodoxie oder Häresie: das war viel mehr die Frage die das Konzil bewegte" [ Links ]

    ). C'est aussi la question autour de laquelle se structurent la plupart des recherches de DE VOOGHT, Husiana et IDEM, L'hérésie de Jean Huss, Louvain, 1960. [ Links ]

    Sur la révision du procès cf. Jerzy MISIUREK, "Zur 'Rechtssache Hus'", dans SEIBT (ed.), Jan Hus..., pp. 243-252 et POLC, "Johannes Hus zu rehabilitieren?..."; Jirˇ i KOTYK, Spor o revizi Husova procesu, Prague, Vyˇsehrad, 2001, et notamment les actes du Symposium sur J. Hus réalisé au Vaticano (Université de Latran) entre le 15 et le 18 décembre 1999. Pour l'édition des actes, cf. Miloˇs DRDA, Frantiˇsek J. HOLECˇ EK et Zdenˇek VYBÍRAL, Jan Hus na p?elomu tisíciletí, Tábor, Husitsky´ Tábor, 2001 (Supplementu1). [ Links ]

    56 Cf. Douglas TABER, "Pierre d' Ailly and the Teaching Authority of the Theologian", Church History, 59, 2 (1990), 169. [ Links ]

    57 Jir ˇ i KEJR ˇ , Die causa Johannes Hus und das Prozessrecht der Kirche, Regensburg, Verlag Friedrich Pustet, 2005 [Husºuv Proces, Prague, 2000]. [ Links ]

    59 L 'expression due process fait référence au respect des garanties procédurales dans un jugement. Sur ce sujet, cf. Keneth PENNINGTON, "Due process, Community, and the Prince in the Evolution of the Ordo iudiciarius", Revista internazionale di diritto comune, 9 (1998), 9-47; [ Links ]

    Paul HYAMS, "Due process versus the maintenance of order in European law: the contribution of the ius commune", dans Peter COSS (ed.), The Moral World of the Law, Cambridge, Cambridge University Press, 2000, pp. 62-90; [ Links ]

    Henry A. KELLY, "Inquisitorial Due Process and the Status of Secret Crimes", dans Stanley CHODOROW (ed.), Monumenta iuris canonicis, Series C: Subsidia, Vol. 9.-Proceedings of the Eighth International Congress of Medieval Canon Law (UCS, 1988), Cité du Vatican, 1992, pp. 407-427. [ Links ]

    61 Sur l 'interpretatio, cf. Paolo CAPELLINI, "Dal diritto romano al diritto moderno", dans Aldo SCHIAVONE, Diritto privato romano, Turin, Einaudi, 2003, p. 464. [ Links ]

    62 Jacques CHIFFOLEAU, "Le crime de majesté, la politique et l'extraordinaire. Notes sur les collections érudites de procès de lèse-majesté du XVIIe siècle et leurs exemples médiévaux", dans Yves-Marie BERCÉ (ed.), Les procès politiques (XIVe- XVIIe s.). Actes du colloque de Rome (20-22 janvier 2003), Rome, Ecole française de Rome, 2005, pp. 577-662. [ Links ]

    63 Henry A. KELLY, "Trial Procedures against Wyclif and Wycliffites in England and the Council of Constance", Huntington Library Quaterly, 61, 1 (1999), 1-28 y Henry A. [ Links ]

    KELLY, "Lollard inquisitions: Due and Undue Process ", dans Alberto FERREIRO (ed.), The Devil, Heresy and Witchcraf in the Middle Ages, Leiden, 1998, pp. 279-303. [ Links ]


    64 Concernant ces anomalies, il importe de rappeler que, en accord avec les normes stipul ées par Innocent III, et institutionnalisées dans le concile de Latran en 1215, l'inquisitio devait remplacer l'accusatio comme forme procédurale. La fonction de l'accusation était remplie par la publica fama, la respectable opinion publique. Sur la base d'un rapport plausible sur un crime et après avoir prouvé à travers des témoins l'infamia, le juge devait convoquer l'accusé pour se défendre. Cf. X 5.1.24, Qualiter et quando nro. 2 (canon 8 du quatrième concile de Latran), Friedberg, II, 746: "Si per clamorem et famam ad aures superioris pervenerit, non quidem a malevolis et maledictis sed a providis et honestis, nec semel tantum sed sepe, quod clamor innuit et diffamatio manifestat debet coram ecclesie senioribus veritatem deligentius perscrutari, ut, si rei poposcerit qualitas, canonica distritio culpam feriat delinquentis, non tanquam idem sit accusator et iudex, sed quasi denunciante fama vel deferente clamore officii sui debitum exsequatur". Sur la construction de la fama, cf. Julien THÉRY, "Fama: l'opinion publique comme preuve judiciaire. Aperçu sur la révolution médiévale de l'inquisitoire (XIIe-XIVe s.)", dans Bruno LEMESLE (ed.), La Preuve en justice de l'Antiquité à nos jours, Rennes, 2003, pp. 119-148. [ Links ]

    Sur l'inquisitio, cf. Lotte KÉRY, "Inquistio-denunciatio- exceptio: MÖglichkeiten der Verfahrenseinleitung im Dekretalenrecht ", Zeitschrift der Savigny- Stifung für Rechtsgeschichte, 87 (2001), 226- 268. [ Links ]

    Le pas suivant consistait à prouver par d'autres témoins la véracité des accusations. Les accusés devaient être informés non seulement de l'identité de ceux qui avaient témoigné contre eux pour présenter des objections le cas échéant, mais aussi du contenu de ces témoignages. Il n'existait de la part du diffamatus aucune obligation de répondre à un interrogatoire s'il n'existait pas de certitude sur une infamia publique et si on ne présentait pas dûment son contenu. Cf. à cet égard Inquisitionis negotium X 5.1.21, Friedberg, II, 741-742: "Respondemus, nullum esse pro crimine super quo aliqua non laborat infamia, seu clamorosa insinuatio non processerit... puniendum... cum inquisitio fieri debeat solummodo super illis de quibus clamores aliqui precesserunt. Nec ad petitionem eorum qui libellum infamationis porrigunt in occulto procedendum est". L'un des abus les plus courants consistait toutefois à forcer l'accusé à répondre à certains des interrogatoires généraux sur le véritable contenu de la foi pour pouvoir examiner de cette façon l'orthodoxie ou l'hérésie de l'accusé. Dans le cas d'une déviation de la foi, son propre témoignage public devenait source d'accusation. Pour éviter ce genre d'abus, Innocent III stipulait le droit de ne pas répondre aux interrogatoires qui ne seraient pas directement liés aux accusations, analysées par le juge. L'ordo iuris aurait subi d'importants changements avec Boniface VIII. D'une part, dans le Liber Sextus, in Postquam, le pontife stipulait que si un crime était confessé au cours d'un procès inquisitorial, il ne pouvait ensuite être allégué que l'infamia n'avait pas été prouvée ou que les accusations n'avaient pas été présentées préalablement. D'autre part, dans le même Liber Sextus, in Si is, il était établi que si une personne était interrogée sur certaines accusations sans avoir préalablement prouvé l'infamia, le procès ne pourrait être contesté ultérieurement. La seule possibilité d'alléguer la nullité du procès consistait à présenter une objection précisément pendant le déroulement de l'interrogatoire. Ces décrets établirent d'importants précédents pour certains abus procéduraux ultérieurs, Sext. 5.1.1: "Postquam coram eo qui contra te super certis criminibus inquisitor fuerat deputatus eadem crimina fuiste confessus, frustra confessionem tuam, quo minus puniaris ex ea prout justitia suadebit, eo pretextu impugnare contendis quod super eisdem criminibus non fueras antea diffamatus, vel quod per eundem inquisitorem capitula super quipus contra te volebat inquirere tibi tradita non fuerunt"; Sext. 5.1.2: "Si is cui contra te comissa fuerat simpliciter inquisitio super certis criminibus facienda processerit, te presente nec reclamante aut quicquam super hoc excipiente, infamie inquisitione omissa, ad veritatem eorundem criminum iquirendam, processum hujusmodi ex eo, quod non fuit de infamia primitus inquisitum, ulterius impugnare nequibis". Sur la problématique du droit de ne pas répondre aux interrogatoires en l'absence d'accusations formelles, cf. Henry A. KELLY, "The Right to Remain Silent: Before and After Joan of Arc", dans Bonnie WHEELER et Charles T. WOOD, Fresh Veredicts on Joan of Arc, New York et Londres, 1996. [ Links ]

    Pour une critique de la posture de l'auteur à cet égard, cf. Jacques CHIFFOLEAU, " 'Ecclesia de occultis non iudicat', L'Église, le secret, l'occulte (XIIe - XVe siècle)", Micrologus, XIV (2006), p. 480. [ Links ]

    65 Thomas E. MORRISEY, "'More Easily and More Securely' Legal Procedure and Due Process at the Council of Constance", dans James Ross SWEENEY et Stanley CHODOROW, Popes, Teachers, and Canon Law in the Middle Ages, New York, Cornell University Press, 1989, pp. 234-250. [ Links ]

    71 Ordo procedendi, dans NOVOTNY, op. cit., nº 101, p. 230: "Item procuratoribus, sicut premittitur, incarceratis et post a curia propter infestaciones recedentibus, ipse dominus cardinalis de Brancaciis ad instanciam emulorum in causa ulterius processit et de mandato, ut asserebat, domini pape processus domini cardinalis de Columpna gravari precepit, ex qua aggravacione processus exorbitantes contra iuris ordinem et contra generalia concilia emanarunt: primo, quia nudi ejecutores dictorum processum, facta prima executione, statim excomunicaverunt omnes adherentes et fautores Magistri Johannis Hus; item statim posuerunt interdictum ecclesiasticum in presencia Magistri Johannis Hus in civitate Pragensi et aliis locis regni Boemie. Item in dictis processibus prefatum Magistrum Johannem Hus non auditum, nec convictum de aliqua heresi, expresse heresiarcham nominaverunt et comunitates magnas hereticaverunt". Le texte de l'Ordo procedendi attribue erronément cette mesure au Cardinal Brancaccio. La mesure est par contre correctement attribuée à Pedro Stefaneschi dans Josef EMLER (ed.)., Tak zvaná kronika University Praˇské, Prague, 1893, p. 573 (Fontes Rerum Bohemicarum, V): " [ Links ]

    Item anno domini ut supra MCCCCX, anno primo domini Johannis pape XXIII, procuravit dominus Sbinko cum prelatis a patre Oddone de Columpna processuum commissionem ad prefatum Sbinconem, ut non obstante appellatione Wiclifistarum procedat et aggavet eosdem, eciam si opus fuerit, usque brachium seculare [...]. Primo dominus Petrus cardinalis processus et sententias domini cardinalis de Columpna gravando mandavit, quatenus Magister Johannem denuncietur excommunicatus [...]. Item si prefatus Johannes Hus et alii secum participantes huiusmodi donunciacionem animo perseveraverint indurato, trium dierum pro omnibus dilacionibus et monicionebus canonica assignatur". Cf., au sujet d'une édition partielle du document, Frantiˇsek PALACKY (ed.), Documenta Mag. Joannis Hus vitam, doctrinam, causam in Constantiensi concilio actam et controversias de religione in Bohemia annis 1403-1418 motas illustrantia quae partim adhuc inedita, partim mendose vulgata, nunc ex ipsis fontibus hausta, Reproductio phototypica editionis 1869, Biblio Verlag, Osnabrück, 1966, p. 461: " [ Links ]

    74 Ibidem, nº 98, p. 221: "...rogantes eum nichilominus, quod propter scandalum populi et rumorem evitandum solum eorum missacionibus solempnibus non intenrsit, sed alias liberrime tam civitatem Constantiensem quamque ecclesias et quelibet loca visitet iuxta placitum suum". La chronique de Richental semble reprendre certains "échos" des conséquences de ces événements. Cf. la reproduction facsimilé et la transcription du manuscrit de Constance, Ulrich RICHENTAL, Das Konzil zu Konstanz, Constance, Josef Keller Verlag Starnberg- Jan Thorbecke Verlag, 1964, 2 vols. -Kommentar und Text bearbeitet von Otto Fege, doc. 149: " [ Links ]

    Und das sy in dem huß ain tag oder zwen ruwten, do het der selb maister Hanns Huß in der kamer nebend der stuben meß, und kamen vil der nachpuren und horten by im meß. Do des lofs also vil ward unser her von Costentz innen. Der hieß bischof Ott und war ain geborner marggraf von RÖteln. Und sandt zu im sinen vicarien, maister Hasen Tenger, und sin official, maister Cunraten Heligen, und redten mit im, warumb er meß hett. Un wißti er doch wol, das er lang zit in des bapsts bann wär geweßen und ouch yetz sunder in das concil bann. Atwurt er, er hielte kain ban und wolte meß haben, als dick im got gnad tät. Do verbot unser her von Costentz und sin vicary und der official dem volck, so umb in gesessen was, und mengklichem, das niemend mer sin meß horti, noch darzu gieng"-. Bien que la chronique présente de nombreuses inexactitudes concernant la causa fidei et semble reprendre sur ce point la rumor, il est intéressant de souligner qu'elle reprend le conflit provoqué par l'arrivée de J. Hus à Constance. À Constance, la rumeur s'était également répandue que J. Hus avait essayé de s'échapper de la ville. Cf. aussi Relatio de Magistro Johanne Hus de Pierre de Mladonovice, dans Václav NOVOTNY (ed.), Fontes Rerum Bohemicarum, Prague, VIII, p. 37: " [ Links ]

    Ex illo tunc aliqui opinabantur vel famabatur, quod Magister Hus iam esset extra civitatem in feno eductus et sic quod evasisset in feno et extra ductus fuisset...". Cf. RICHENTAL , Das Konzil zu Konstanz, pp. 187-188. fol. 39b. [ Links ]

    fragment 109 de la transcription: "Und uf den tag am suntag Letare, do hat Johannes Huß, der denn vor gen Costentz komen was von gebots wegen des conciliums, in der Pfistrinen huß ab sant Paulsgassen meß un hieß darzu lüten, und einfaltig ungelert lüt (kamen) und horten sin meß. Das ward im nu verbotten von ainem vicary zu Costentz. Do er das marckt und ander red, so uf in gieng von sins ungloben wegen, do ward er im fürchten über das, das im ain gut gelait geben was vom baptst und dem concili un och von unserem herren dem RÖmschen küng. Dem gelati wolt er nit gantz getrüwen und lait sich in ain wagen und verdackt sich mit strow und nam zu im, was im not von essen und von trincken. Der wagen und die knecht wolten nach dem imbis ze holtz faren. Und was der wagen ains ritters von behe, hieß der Latschenbock. Und was im zig, er wär ouch ain Huß, und warend baid in ainer herberg, wann der Latschenbock den Hussen herußbracht von Beham. Und brach also selb sin gelait. Do man un ze tisch wolt gen un man sin mangelt, do luff anstet der Latschenbock und der Kolobrant, ouch von Beham, ritter, für den burgermaister Hainrichen von Ulm und clegt im das. Der burgermaister der hieß anstet alle thor beschlissen und hieß mengklich gewappet uff den Obern marckt komen ze roß. Das beschach ouch anstet. Und do man so bald gerüst kam, das lobten die frÖmden vast, das man als gehorsam und das solich schÖn züg in ainer clainen stat was, die da wisten, warumb es was. Die es aber nit wißten, die erschracken, do die also by ainander hielten und jeglicher geordnet ward, wahin er ritten und loffen sÖlt und an welich rick". Sur la chronique, cf. Wilhelm MATTHIESSEN, "Ulrich Richentals Chronik des Konstanzer Konzils. Studien zur Behandlung eines universalen Großereignisses durch die bürgerliche Chronistik", Annuarium Historiae Conciliorum, 17, 1 (1985), 71-191 y 2, 323-455 et Gisela WACKER, [ Links ]

    Ulrico Richentals Chronik des Konstanzer Konzils und ihre Funktionalisierung im 15. und 16. Jahrhundert, Dissertation zur Erlangung des akademisches Grades Doktor der Philosophie, Frakultät für Kulturwissenschaften der Eberhard-Karls-Universität, Tübingen, 2002 [thèse inédite]. [ Links ]

    75 NOVOTNY, M. Jana Husi korespondence a dokumenty, nº 97, p. 220: " [ Links ]

    Papa non vult tollere processus et dixit: 'Quid ego possum? Tamen vestri faciunt!' Sed locuti sunt duo episcopi et unus doctor cum domino Johanne Kepka, quod ego sub silentio concordarem". Cf. aussi Relatio de Magistro Johanne Hus de Pierre de Mladonovice, dans NOVOTNY (ed.), Fontes Rerum Bohemicarum, VIII, p. 40: " [ Links ]

    76 NOVOTNY, M. Jana Husi korespondence a dokumenty, nº 97, p. 220: " [ Links ]

    78 Le proc ès abrégé ou sommaire fut autorisé pour la première fois aux inquisiteurs dominicains de Paris par Alexandre IV à travers la bulle Cupientes. Cf. Paul FRÉDÉRICQ, Corpus documentorum inquisitionis haeretica pravitatis neerlandicae, Gante, 1889, vol. 1, pp. 123-124: " [ Links ]

    79 Pour les réponses dans cet interrogatoire, cf. l'édition Amadeo MOLNÁR, "Les résponses de Jean Huss aux quarante-cinq articles", Recherches de Théologie ancienne et médiévale, 31 (1964), 85-99 ou bien Amadeo MOLNÁ [ Links ]

    R, "Die Antworten von Johannes Hus auf di fünfundvierzig Artikel", dans Remigius BäUMER (ed.) Das Konstanzer Konzil, Darmstadt, 1977 pp. 284-294. [ Links ]

    80 CHIFFOLEAU, «'Ecclesia de occultis non iudicat'", p. 408. [ Links ]

    82 Cette thèse est soutenue par OAKLEY, The Conciliarist Tradition, p. 78 et par BLACK, [ Links ]

    Council and Commune, pp. 9-26. [ Links ]

    83 Cf. Pierre D 'AILLY, Ultrum Petri ecclesia lege reguletur, Du Pin, I, 667-8 et Francis OAKLEY, [ Links ]

    The political Thought of Pierre d'Ailly, New Haven, 1964, pp. 130-162. [ Links ]

    84 Cela a été amplement prouvé et étudié par TIERNEY, Foundations of Conciliar Theory, pp. 89-97. [ Links ]

    85 Cf. ZABARELLA, Tractatus de schismate, pp. 703 y 708-709; [ Links ]

    TIERNEY, Foundations of Conciliar Theory, pp. 199-214 et ULLMANN, [ Links ]

    The Origins of the Great Schism, pp. 191-231. [ Links ]

    86 Jean GERSON, De potestate ecclesiastica, dans Oeuvres Complètes, VI, pp. 232-233; [ Links ]

    MORRALL, Jean Gerson and the Great Schism, pp. 100-107. [ Links ]

    87 Pierre D 'AILLY, Tractatus de ecclesiastica potestate, Du Pin, II, 951. [ Links ]

    88 ZABARELLA, Tractatus de schismate, p. 708: " [ Links ]

    Sed quidquid sit de hoc istud tamen locum habet in universitate habente superiorem, quod cessat in universitate totius ecclesiae, quae superiorem non habet". Cf. TIERNEY, Foundations of Conciliar Theory, p. 207. [ Links ]

    89 CHIFFOLEAU, "'Ecclesia de occultis non iudicat'", p. 435. [ Links ]

    94 CHIFFOLEAU, "Dire l'indecible", pp. 42-73. [ Links ]

    95 Pierre de MLADONOVICE, Relatio de Magistro Johanne Hus, dans NOVOTNY (ed.), Fontes Rerum Bohemicarum, VIII, p. 50: " [ Links ]

    96 Sur la proximit é entre la définition du bonum commune séculaire et ecclésiastique dans le contexte conciliaire, cf. Thomas WüNSCH, "Minister, executor, caput civile. Der Papst im Kirchenverständnis der Konziliaristen", dans Frantisek SMAHEL (ed.), Geist, Gesellshaft, Kirche im 13.-16. Jahrhundert, Prague, Internationales Kolloquium, Prag 5.-10. Oktober 1998, p. 77: " [ Links ]

    98 Ibidem, p. 389 et 467. Cf. aussi Jean CHIFFOLEAU, "Sur le crime de majesté médiéval ", dans Genèse de L'Etat moderne en Méditerranée, Rome, Ecole fançaise de Rome, 1993, pp. 183-313 et Yan THOMAS, [ Links ]

    "L'institution de la majesté", Revue de synthèse, 112 (1991), 331- 386. [ Links ]

    Sur la qualification de l'hérésie comme crimen maiestatis notamment par Innocent III, cf. Henri MAISONNEUVE, Études sur les origines de l'inquisition, Paris, 1960, p. 88. [ Links ]

    Sur le crimen laesae maiestatis ecclesiae, cf. Mario SBRICCOLI, Crimen laesae maiestatis. Il problema del reato politico alle soglie della scienza penalistica moderna, Milan, Giuffrè, 1974, p. 348. [ Links ]

    99 Pierre de MLADONOVICE, Relatio de Magistro Johanne Hus, dans NOVOTNY (ed.), Fontes Rerum Bohemicarum, VIII, p. 57: " [ Links ]

    103 NOVOTNY, M. Jana Husi korespondence a dokumenty, nº 87, p. 208. [ Links ]

    104 Pierre de MLADONOVICE, Relatio de Magistro Johanne Hus, dans NOVOTNY (ed.), Fontes Rerum Bohemicarum, VIII, p. 73: " [ Links ]

    105 Ibidem, VIII, p. 73: "Et propter ostendendam falsitatem excipiencium dictos articulos de libris dicti Mag. Johannis domini et amici sui inito consilio deliberaverunt dictos libros Mag. Johannis de manu eius, videlicet libellum De ecclsia et tractatulos Contra Stanislaum et Palecz ipsi concilio per dictos principes, tunc regis nunccios esse offerendos, sum ista tamen condicione, quod quandocumque dicti domini monerent ipsos principes, ut ipsi ulterius requirant concilium, quod dicti libri ipsis principibus reddantur, dictis dominis ulterius presentandi". Cf. aussi l'épître dans NOVOTNY, M. Jana Husi korespondence a dokumenty, nº 124. [ Links ]

    106 Ibidem, VIII, p. 74: "Interim pronunciavit unus articulos et dicta testium. Ad que cum Magister respondere vellet, statim una voce multi ipsum simul inclamabant; qui a suis, tunc intrare non valentibus, auditus est, et hinc inde tum ad dextrum, tum ad sinistrum, tum retro inclamantibus et se inpugnantibus respondens se divertebat; et cum equivocaciones vel diversas accepciones vellet exprimere diccionum in articulis sibi obiectis positarum, quos excerptores ad sensum extraneum sibi crebro retorserant, statim inclamabatur: 'Dimitte sophistriam tuam, et di: sic vel non'". Sigismond allait subir la pression du roi Ferdinand d'Aragon qui demandait aussi des mesures rapides contre Hus. Cf. la lettre du Ferdinand adressé à Sigismond dans PALACKY (ed.), Documenta, p. 540 : "Idcirco serenissime rex! rogo vos, quod servatis dei praeceptis non dimittatis illum iniquum [Hus] gentes persuadere, nec publice suas haereses audiri, sed statim puniatur taliter, quod dominus non imputet vobis, ut non confundamini...". Sur la crise conciliare en Spagne, cf. Luis SUÁREZ FERNÁNDEZ, Castilla, el Cisma y la crisis conciliar (1378-1440), Madrid, CSIC, 1960 et Adeline RUCQUOI, [ Links ]

    "Démocratie ou monarchie. Le discours politique dans l'université castillane au XVe siècle ", dans Nilda GUGLIELMI et Adeline RUCQUOI (eds.), Le discours politique au Moyen Age, Paris-Buenos Aires, 1995, 233-255. [ Links ]

    107 Pierre de MLADONOVICE, Relatio de Magistro Johanne Hus, dans NOVOTNY (ed.), Fontes Rerum Bohemicarum, VIII, p. 74: " [ Links ]

    108 NOVOTNY, M. Jana Husi korespondence a dokumenty, nº 153. [ Links ]

    109 Pierre de MLADONOVICE, Relatio de Magistro Johanne Hus, dans NOVOTNY (ed.), Fontes Rerum Bohemicarum, VIII, p. 76. [ Links ]

    112 Ibidem. Cf. Knut W. NÖRR, Zur Stellung des Richters im gelehrten Prozeß der Frühzeit: Iudex secundum allegata non secundum conscienciam iudicat, Munich, 1967 et Aldo PADOA-SCHIOPPA, [ Links ]

    "Sur la conscience du juge dans le ius commune européen", dans Jean- Marie CABASSE et Laurence DEPAMBOUR-TARRIDE (eds.), La conscience du juge dans la tradition juridique européenne, Paris, PUF, 1999, pp. 95-130. [ Links ]

    113 CHIFFOLEAU, "'Ecclesia de occultis...'", p. 435 ; Alejandro MORÍN, "La penalización de la sola cogitatio en el derecho bajomedieval a partir de un comentario de Jacobo Butrigario", dans Marta MADERO et Emanuele CONTE (eds.), Proceso Judicial y Prueba de la Antigüedad a la Modernidad temprana. Estudios in memoriam Mario Sbriccoli, Buenos Aires, 2009 (à paraître). [ Links ]